Deux nutriments seulement disposent d’une allégation officiellement autorisée en Europe pour le système immunitaire parmi ceux qu’on associe spontanément à l’automne : la vitamine C et le zinc. Tout le reste — plantes, champignons, extraits — relève de l’usage traditionnel, sans effet démontré au sens réglementaire. Faire le tri est la première chose utile qu’on puisse apporter à quelqu’un qui s’interroge sur son immunité en automne.

Après vingt-cinq ans de pratique, je constate que l’automne est le moment où l’on me pose le plus de questions sur les défenses naturelles. C’est aussi celui où circulent le plus d’approximations. — Pierre Larvaron, naturopathe diplômé AEMN, fondateur de Biophare

Ce que « soutenir son immunité » veut dire — et ne veut pas dire

Aucun complément alimentaire ne peut prévenir, traiter ou guérir une infection. C’est interdit de l’écrire, et c’est surtout faux. Ce que la réglementation autorise, c’est de dire qu’un nutriment contribue au fonctionnement normal du système immunitaire — c’est-à-dire qu’il participe à son fonctionnement ordinaire lorsqu’il est apporté en quantité suffisante.

La nuance n’est pas juridique, elle est physiologique. Un apport correct en vitamine C ne rend pas « plus fort » : il évite qu’un manque ne vienne perturber un système qui fonctionne déjà. C’est une logique de comblement, pas de dopage.

Les libellés exacts autorisés en Europe (règlement UE 432/2012) :

« La vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire »
« Le zinc contribue au fonctionnement normal du système immunitaire »
« La vitamine D contribue au fonctionnement normal du système immunitaire »
« Le sélénium, le cuivre, le fer, la vitamine A, la vitamine B6, la vitamine B12 et les folates contribuent au fonctionnement normal du système immunitaire »

Condition d’emploi : le produit doit être au moins source du nutriment concerné.

La vitamine C : le socle de la saison

La vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et contribue à réduire la fatigue. La référence nutritionnelle de l’ANSES est de 110 mg par jour chez l’adulte, sans différence entre hommes et femmes. C’est le nutriment le mieux établi de tout le champ de l’immunité.

Sa particularité : l’organisme ne la stocke pas et ne la fabrique pas. Un apport quotidien est donc nécessaire, et il chute facilement en automne quand l’alimentation se recentre sur des plats cuits — la vitamine C est sensible à la chaleur et à l’air.

vitamine C liposomale Pro’herbes, immunité automne

Quelle forme choisir

FormeIntérêtChez Biophare
LiposomaleLa vitamine C est encapsulée dans des phospholipides, ce qui améliore son passage digestif et permet des apports plus élevés sans inconfort intestinal.Vitamine C liposomale Pro’herbes — 26 €
Associée au lithothamneLe lithothamne est une algue rouge naturellement riche en calcium et magnésium, qui tamponne l’acidité de l’acide ascorbique. Une option pour les estomacs sensibles.Vitamine C + Lithothamne Pro’herbes — 21 €

Ces deux références sont formulées sous la marque Pro’herbes, la gamme conçue par Pierre Larvaron.

Le zinc : le second nutriment autorisé

Le zinc contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et à la protection des cellules contre le stress oxydatif. L’ANSES situe la référence entre 9,4 et 14 mg par jour chez l’homme et entre 7,5 et 11 mg chez la femme, selon la teneur en phytates de l’alimentation.

Cette fourchette s’explique : les phytates, présents dans les céréales complètes et les légumineuses, freinent l’absorption du zinc. Une alimentation très végétale augmente donc les besoins. Le trempage et la fermentation des légumineuses réduisent en partie ce frein.

Deux formes disponibles : le zinc bisglycinate, forme chélatée réputée douce pour l’estomac, et le zinc liquide, plus modulable en dosage.

Attention à la limite haute. L’ANSES fixe une limite supérieure de sécurité à 25 mg de zinc par jour, toutes sources confondues. Au-delà, et sur la durée, le zinc entre en compétition avec l’absorption du cuivre. Ce n’est pas un nutriment où « plus » signifie « mieux » : les cures longues à dose élevée se font sous supervision.

La vitamine D : la vraie carence de l’automne

La vitamine D contribue au fonctionnement normal du système immunitaire. Sa particularité est qu’elle se synthétise dans la peau sous l’effet du soleil — et qu’à partir d’octobre, sous nos latitudes, cette synthèse devient quasi nulle. L’ANSES retient un apport satisfaisant de 15 µg par jour chez l’adulte, avec une limite de sécurité à 100 µg.

C’est le nutriment pour lequel l’automne change réellement la donne. Un dosage sanguin chez votre médecin reste la seule façon de savoir où vous en êtes — c’est plus utile qu’une supplémentation à l’aveugle.

Les plantes de tradition : ce qu’on peut en dire honnêtement

Les allégations de santé portant sur les plantes sont « en attente » au niveau européen depuis 2012 : elles ne sont ni autorisées ni interdites, et leur usage n’est toléré que si l’on peut le justifier scientifiquement. On en parle donc ici au titre de l’usage traditionnel, sans leur prêter d’effet démontré.

PlanteUsage traditionnelRéférence
Échinacée (Echinacea purpurea)Plante d’Amérique du Nord, l’une des plus employées en herboristerie occidentale à l’entrée de la saison froide.Échinacea bio — 17 €
Astragale (Astragalus membranaceus)Considérée en médecine traditionnelle chinoise comme une « plante d’harmonie », de la famille des adaptogènes.Astragale
Extrait de pépins de pamplemousseUsage courant en accompagnement des périodes de fatigue saisonnière.Citrobiotic — 23 €
Ravintsara (Cinnamomum camphora)Huile essentielle emblématique de la saison froide, traditionnellement employée en diffusion et en application cutanée diluée.Ravintsara HE — 7,70 €

L’automne est aussi une saison d’allergies : les acariens se concentrent au retour du chauffage et l’humidité favorise les moisissures. Si c’est votre terrain, notre article sur la quercétine et les allergies détaille ce que la recherche établit réellement.

Avant les compléments : le terrain

Aucune supplémentation ne compense un sommeil court, une alimentation pauvre en végétaux ou une sédentarité installée. C’est le socle, et il est gratuit.

  • Le sommeil — c’est le premier levier, et le plus négligé. La régularité des horaires compte autant que la durée.
  • Les végétaux colorés — chaque couleur correspond à une famille de composés différente. La variété fait plus que la quantité d’un seul aliment.
  • L’activité physique régulière et modérée — l’excès d’intensité sans récupération produit l’effet inverse.
  • L’aération quotidienne — dix minutes matin et soir, y compris en hiver. L’air intérieur concentre allergènes et polluants dès que le chauffage repart.

Immunité en automne : comment organiser sa saison

PériodePriorité
SeptembreRemise en place du sommeil et de l’alimentation après l’été. Reprise éventuelle de la vitamine C au quotidien.
OctobreLa synthèse de vitamine D s’arrête : c’est le moment d’en parler à votre médecin et d’envisager un dosage.
Novembre-décembrePériode de plus forte sollicitation. Vigilance sur le sommeil, l’hydratation et l’aération des pièces chauffées.

Précautions

  • Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Respectez les doses conseillées.
  • Fièvre, toux qui dure, essoufflement, fatigue inhabituelle : consultez un médecin. Ce sont des signes qui relèvent d’un avis médical, pas d’une cure.
  • Zinc : limite supérieure de sécurité à 25 mg/jour (ANSES), toutes sources confondues.
  • Vitamine D : limite supérieure de sécurité à 100 µg/jour (ANSES). Ne pas cumuler plusieurs sources sans avis.
  • Huiles essentielles : déconseillées chez la femme enceinte ou allaitante, le jeune enfant et les personnes épileptiques ou asthmatiques sans avis d’un professionnel. Jamais pures sur la peau.
  • Échinacée : déconseillée en cas de maladie auto-immune ou de traitement immunosuppresseur, sans avis médical.
  • En cas de traitement en cours, demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute complémentation.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur complément pour l’immunité en automne ?

Il n’existe pas de « meilleur » complément. Seuls la vitamine C, le zinc et la vitamine D disposent d’une allégation autorisée pour le fonctionnement normal du système immunitaire. Le choix dépend de votre alimentation, de votre exposition au soleil et de votre état de santé.

Combien de vitamine C par jour ?

La référence nutritionnelle de l’ANSES est de 110 mg par jour chez l’adulte, hommes et femmes. Les compléments proposent souvent davantage ; la forme liposomale permet des apports plus élevés avec une meilleure tolérance digestive.

Peut-on prendre du zinc toute l’année ?

Le zinc se prend plutôt en cures. L’ANSES fixe une limite supérieure de sécurité à 25 mg par jour toutes sources confondues : au-delà et sur la durée, le zinc gêne l’absorption du cuivre. Demandez conseil pour une prise prolongée.

Faut-il se supplémenter en vitamine D à partir d’octobre ?

Sous nos latitudes, la synthèse cutanée devient quasi nulle d’octobre à mars. La conduite à tenir dépend de votre niveau sanguin : un dosage prescrit par votre médecin est la seule façon de le savoir.

Vitamine C liposomale ou vitamine C classique ?

La forme liposomale est encapsulée dans des phospholipides, ce qui améliore son passage digestif et limite l’inconfort intestinal aux doses élevées. La vitamine C associée au lithothamne est une autre option pour les estomacs sensibles, l’algue tamponnant l’acidité.

Les plantes remplacent-elles les nutriments ?

Non, et elles ne remplacent pas non plus un avis médical. Les allégations de santé sur les plantes sont en attente au niveau européen : on ne peut leur prêter aucun effet démontré. Elles s’emploient au titre de l’usage traditionnel, en accompagnement.

Immunité en automne : à retenir

Deux nutriments portent une allégation autorisée pour le fonctionnement normal du système immunitaire et sont pertinents dès la rentrée : la vitamine C et le zinc. La vitamine D s’y ajoute à partir d’octobre, quand la synthèse cutanée s’arrête. Le reste — plantes, huiles essentielles — relève de l’usage traditionnel et vient en accompagnement, jamais en remplacement du sommeil, de l’alimentation et d’un avis médical quand il s’impose.

Sources : règlement (UE) 432/2012 établissant la liste des allégations de santé autorisées · ANSES — Références nutritionnelles en vitamines et minéraux · DGCCRF — Allégations de santé sur les sites de compléments alimentaires.

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Vitamine C encapsulée dans des phospholipides pour un meilleur passage digestif. La vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et à réduire la fatigue. Marque Pro’herbes.

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