La serrapeptase (ou serratiopeptidase) est une enzyme protéolytique, c’est-à-dire capable de découper des protéines, dont la fibrine. Elle se prend en gélules gastro-résistantes et fait partie des enzymes les plus recherchées en complément alimentaire. Aucune allégation de santé n’est autorisée pour elle, et les études disponibles restent limitées : ce guide fait le point sur ce que l’on sait.
Guide rédigé avec Pierre Larvaron, naturopathe fondateur de Biophare, spécialisé en enzymes naturelles et micronutrition. Article mis à jour en septembre 2026.
Qu’est-ce que la serrapeptase ?
La serrapeptase est une enzyme d’origine bactérienne (Serratia), initialement identifiée dans l’intestin du ver à soie. Elle décompose les protéines mortes et les dépôts de fibrine sans attaquer les tissus vivants.
Aujourd’hui produite par fermentation en laboratoire, elle se présente en gélules gastro-résistantes pour protéger l’enzyme de l’acidité gastrique et permettre son absorption dans l’intestin grêle. Elle est étudiée depuis les années 1960 au Japon, mais l’essentiel des données cliniques disponibles reste de qualité modeste.
Comment agit la serrapeptase ?
Le mécanisme étudié est la dégradation de la fibrine, une protéine qui intervient notamment dans la coagulation. C’est cette propriété, observée en laboratoire, qui a suscité l’intérêt pour la serrapeptase.
C’est aussi elle qui explique la principale précaution d’emploi : la serrapeptase ne doit pas être associée aux traitements qui fluidifient le sang. Les études disponibles sont surtout de petite taille et anciennes : elles suggèrent un effet mais ne permettent pas de conclusion ferme.
Les bienfaits attribués à la serrapeptase : ce que l’on sait
La serrapeptase n’est pas un médicament et ne dispose d’aucune allégation de santé autorisée en Europe. Les usages décrits ci-dessous sont ceux que l’on retrouve dans la littérature et chez ses utilisateurs ; ils ne remplacent en aucun cas un avis médical ou un traitement.
1. Une enzyme étudiée depuis les années 1960
La serrapeptase a été étudiée au Japon et en Europe, principalement dans de petits essais anciens. Les revues récentes concluent que les données sont encore insuffisantes pour confirmer les effets qui lui sont prêtés : c’est un sujet de recherche, pas une certitude.
2. Confort articulaire et musculaire
C’est l’usage le plus répandu chez ses utilisateurs, notamment chez les sportifs. En cas de douleur persistante, d’arthrose ou de tendinite, c’est un médecin qui doit poser le diagnostic et proposer une prise en charge adaptée.
3. Serrapeptase et confort respiratoire
La serrapeptase est aussi utilisée pendant l’hiver par des personnes qui cherchent un complément naturel. Les rares essais sur ce point ont donné des résultats contrastés. Une gêne respiratoire qui dure justifie une consultation.
4. Serrapeptase et foie
La serrapeptase n’a pas d’action connue sur le foie. Elle est parfois prise pendant une cure de chardon-Marie ou de zéolite, sans qu’il y ait d’interaction connue entre elles.
5. Serrapeptase et circulation : une précaution plutôt qu’un bienfait
Parce qu’elle agit sur la fibrine, la serrapeptase ne doit pas être associée aux anticoagulants ou antiagrégants, ni prise avant une intervention chirurgicale sans avis médical. Elle ne prévient ni ne traite aucune maladie cardiovasculaire.
Posologie : comment prendre la serrapeptase
La serrapeptase se prend à jeun, au moins 30 minutes avant un repas, en gélules gastro-résistantes — sinon l’enzyme est détruite par l’acidité de l’estomac. Dose usuelle : 10 à 60 mg par jour, en cure de 4 à 12 semaines.
| Paramètre | Recommandation |
|---|---|
| Dose usuelle | 10 à 60 mg/jour selon l’indication (doses élevées sur avis professionnel) |
| Moment | À jeun, au moins 30 min avant le repas |
| Forme | Gélules gastro-résistantes (enrobées) uniquement |
| Durée de cure | 4 à 12 semaines |
➡️ Découvrir notre Serrapeptase gastro-résistante 60 gélules
Précautions, effets secondaires et contre-indications
La serrapeptase est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes, aux personnes sous anticoagulants ou antiagrégants, et en cas d’ulcère gastrique actif. Elle peut majorer le risque de saignement si elle est associée à des AINS (ibuprofène, aspirine) ou à des anticoagulants. Des effets digestifs sont possibles ; de rares cas de réactions pulmonaires (pneumonie à éosinophiles) ont été rapportés dans la littérature. En cas de doute ou de traitement en cours, demandez l’avis de votre médecin.
Avis et retours d’expérience sur la serrapeptase
Les retours d’utilisateurs portent le plus souvent sur le confort articulaire, après plusieurs semaines de prise. Ces ressentis sont individuels et ne valent pas preuve d’efficacité.
Par souci de transparence, nous ne publions pas de témoignages rédigés en interne : les avis laissés par nos clients sont consultables directement sur la fiche produit Serrapeptase. Nous vous encourageons à vous faire votre propre opinion et à demander conseil en cas de traitement en cours.
FAQ : questions fréquentes sur la serrapeptase
La serrapeptase est-elle dangereuse ?
Bien tolérée chez la plupart des adultes en bonne santé, elle est toutefois déconseillée en cas de grossesse, d’ulcère gastrique ou de traitement anticoagulant. De rares réactions pulmonaires ont été décrites. En cas de doute, demandez un avis médical.
Peut-on prendre serrapeptase et ibuprofène en même temps ?
Déconseillé sans avis médical : AINS et anticoagulants agissent aussi sur l’inflammation et la coagulation, et l’association peut augmenter le risque de saignement.
Combien de temps dure une cure de serrapeptase ?
Les cures pratiquées durent généralement de 4 à 12 semaines. Les ressentis varient d’une personne à l’autre ; si une gêne persiste, il faut consulter plutôt que prolonger la cure.
Serrapeptase et foie : est-ce compatible ?
Oui, elle est parfois prise pendant une cure de chardon-Marie ou de zéolite, sans interaction connue. Elle n’a en revanche pas d’action connue sur le foie.
Serrapeptase ou bromélaïne : laquelle choisir ?
Ce sont deux enzymes protéolytiques. La serrapeptase est produite par fermentation et se prend en gélules gastro-résistantes ; la bromélaïne est extraite de la tige d’ananas. Elles sont souvent utilisées dans les mêmes situations et peuvent être associées.
Faut-il des gélules gastro-résistantes ?
Oui, c’est indispensable : sans enrobage gastro-résistant, l’enzyme est détruite par l’acidité de l’estomac avant d’être absorbée.
RETROUVEZ TOUS NOS CONSEILS SANTÉ ET L’ACTUALITÉ BIEN-ÊTRE
Chaque semaine, nous mettons en avant des produits, des routines, des conseils, dédiés à votre santé et à votre bien-être, afin que vous puissiez découvrir ce que la nature offre de meilleur.
Vitamine D3 végétale : d’où vient la D3 du lichen et comment bien la choisir
D’où vient la vitamine D3 végétale ? Lichen, lanoline, D2 ou D3 : les différences, les cinq points à vérifier sur l’étiquette et le bon dosage.
Vitamine K2 MK-7 all-trans : ce que signifie « all-trans » et comment bien la choisir
K1, MK-4, MK-7, all-trans : ce que signifient les mentions d’une étiquette de vitamine K2, pourquoi la forme all-trans compte, quelle quantité choisir et les précautions sous anticoagulant.
Vitamine D3 K2 en gouttes : combien de gouttes par jour ?
Combien de gouttes de vitamine D3 K2 par jour ? Tout dépend de la teneur de votre flacon : méthode de calcul, tableau de correspondance UI et µg, moment de prise et limites à ne pas dépasser.
Vitamine D3 ou D3 + K2 : laquelle choisir ?
D3 seule ou D3 associée à la vitamine K2 : ce que chacune apporte, à qui s’adresse l’association, les dosages autorisés en France et la contre-indication à connaître.
Quelle dose de vitamine D par jour ? Les 4 repères à connaître
Quelle dose de vitamine D par jour ? 50 µg (2000 UI) est le maximum autorisé en France, 15 µg la référence ANSES, 100 µg la limite de sécurité. Formes D3, D3+K2 et allégations autorisées.
Vitamine D et risque de chute : l’essentiel après 60 ans
Vitamine D et risque de chute après 60 ans : l’allégation autorisée (règlement UE 1228/2014), la dose de 20 µg, la densité osseuse et les autres facteurs qui comptent.
Bacopa monnieri : mémoire, concentration et ce que disent les études
Le bacopa monnieri est une plante de la tradition ayurvédique. C’est l’une des rares plantes dites « de la mémoire » à avoir été testée en essais cliniques : une méta-analyse de neuf essais randomisés mesure une amélioration de la vitesse d’attention — mais seulement...
Immunité et automne : les nutriments qui comptent vraiment
Deux nutriments seulement disposent d’une allégation officiellement autorisée en Europe pour le système immunitaire parmi ceux qu’on associe spontanément à l’automne : la vitamine C et le zinc. Tout le reste — plantes, champignons, extraits — relève de l’usage...
Kelp (varech) : l’iode marin naturel pour la thyroïde
Le kelp est une algue brune (Ascophyllum nodosum) naturellement riche en iode. Une gélule apporte environ 150 µg d’iode, soit 100 % de l’apport journalier recommandé : c’est une source d’iode nutritionnelle douce, idéale pour couvrir un déficit au quotidien, à la...
Lugol : combien de gouttes par jour ? Iode par goutte et sécurité
Combien de gouttes de Lugol par jour ? Il n’y a pas de dose à conseiller hors avis médical : une seule goutte apporte déjà environ 5 mg d’iode. Iode par goutte, repères ANSES et EFSA, précautions.


